Povera Slowdesign & le Slowtex

Dernière mise à jour : 4 oct.


Doucement mais sûrement, la création du Slowtex et l’aventure de Povera Slowdesign

(échantillon de Slowtex)


En ce début d’automne 2022, soit (presque) deux ans après le lancement de la campagne de financement participative « Le Slowtex, premier tissu fait à partir de collants ! », qui fut un succès et une période intensément joyeuse dans l’aventure entrepreneuriale que j’ai avec ma marque Povera Slowdesign, je pense que c’est le bon moment de partager ce que les contributions, à cette campagne, m’ont permis et vont me permettre de réaliser. J’en profite aussi pour partager toutes les étapes pour en arriver là.


(extraits du projet du diplôme de DSAA, session 2016, Hélène Verhelle)


L’IDÉE DU SLOWTEX EST NÉE EN 2015, IL S’APPELAIT « DESIGN POVERA »


En 2015, je suis en DSAA DMT (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués option Design de Mode & Textile, équivalent d’un Master 1) à l’école lyonnaise La Martinière Diderot, où j’ai étudié le design. Avec les 5 stages que j’ai faits avant et pendant ce DSAA dans une enseigne de la grande distribution, un bureau de tendance, un magazine de mode, une petite entreprise de chaussures pour enfant et une maison de prêt-à-porter de luxe et les rencontres que j’ai pu faire avec des professionnels de la mode, du textile et du recyclage, un questionnement écologique par rapport à mon futur métier de designer émerge dans mon esprit.

Je travaille ce questionnement, encore flou, dans le mémoire qui fait partie de ma formation en m’intéressant au rapport que nous entretenons avec le goût (au sens gustatif et surtout au sens esthétique). Je lis, me documente, regarde des films et des documentaires, découvre des (catalogues d’) expositions et j’arrive au constat que le goût est soumis à des modèles, des normes économiques mondialisées et qu’il y a une sorte de « lutte de goût ». C’est à dire, qu’émerge une forme de résistance entre les adeptes du Junk et les adeptes du Slow. Le Junk s’impose comme une attitude de l’instant, de la consommation facile, du remplaçable et de la qualité médiocre quand le Slow requiert patience, éducation, soin et longévité intemporelle. Je trouve cela passionnant que ces deux courants contraires prennent place en même temps et cela fait directement écho aux expériences professionnelles que j’ai eues.


J’effectue une partie de ce travail en échange Erasmus en Italie, je suis au plus près des courants de la SlowFood et de l’Arte Povera et leurs manières d’appréhender le monde me parlent !


(extraits du projet de 2ème année de DSAA d'Hélène Verhelle, " Design Povera ", session 2016)


En parallèle de ces recherches, je travaille mon projet design de fin d’année dont le nom« Design Povera » sera trouvé par mon professeur de philosophie (merci encore) quelques semaines avant le rendu final. Ce projet est (déjà) la conception d’un produit, slow design, éthique et industrialisable : standard dans sa forme et unique par sa matière. Je choisis de m’intéresser aux collants polyamide, résidu de la mode facilement identifiables dans les centres de tris et non valorisés car trop légers pour engendrer un revenu profitable...je découvre à cette occasion la rentabilité économique dans le recyclage textile.


(premier échantillon de Slowtex, Lyon, 2016, création Hélène Verhelle)


Après plusieurs essais de découpes, de tricotage et de tissage, je détermine la découpe en spirale de la jambe de collants (pour avoir le plus de matière en continu) et je choisis le tissage qui me permet d’avoir un textile résistant assez régulier et avec une tension de fil gérable (ce qui est plus difficile en tricot avec l’élasticité de la matière).


Ayant eu une expérience dans le domaine du chaussant, la texture souple, légère, résistante de ce tissu (qui sera nommé quelques années plus tard le Slowtex) m’inspire pour une application sur en chaussant d’intérieur (domaine de l’accessoire où peu d’innovations en terme de recyclage sont présentes en 2016). L’idée de créer un textile Made in France & Upcycling fait à partir de collants usés est là !


(extraits du projet de 2ème année de DSAA d'Hélène Verhelle, " Design Povera ", session 2016)


EN 2018, LE PROJET « DESIGN POVERA » DEVIENT LA MARQUE « POVERA SLOWDESIGN »


En 2018, je suis designer styliste-graphiste dans une entreprise mode et lifestyle à Paris. L’envie de rendre la mode plus propre et de participer activement à la réduction des déchets est grandissante et je ne parviens pas à le faire au poste où je suis… En parallèle de mon travail, le soir et le week-end, je commence à développer Design Povera qui devient Povera puis Povera Slowdesign. La création de chausson d’intérieur étant trop complexe pour démarrer, je choisis de me concentrer sur de petits objets que je peux créer moi-même dans mes 18m2 parisiens, des bijoux : bagues, headbands et bracelets.


(premières créations faites à partir de collants : les bagues, les barcelets et les headbands)


Je dépose le nom « Povera » à l’INPI et je me déclare à la CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat), j’obtiens le statut d’artisan métiers d’art, je fais mes premiers événements de ventes, je rencontre ma première cliente d’une bague Magma Noir, je mets en place et j’organise la collecte des collants, je crée mon site internet… Je m’épanouis dans ces tâches et lorsque mon contrat de designer se termine, je décide de me consacrer à plein temps dans Povera Slowdesign avec quelques économies (4000 euros) et la possibilité d’être au chômage un an pour développer mon projet.


J’approfondis mes connaissances de l’entreprenariat en intégrant deux incubateurs (Makesense & Start’in ESS) et en entrant dans une association d’entrepreneurs sociaux (Social 3.0), j’y rencontre d’autres entrepreneurs avec qui j’échange toujours, je mets en place mon modèle économique, je propose de nouveaux produits (bandeaux, élastiques, boucles d’oreilles en plus des bagues et des bracelets), je crée une offre de services avec le début des ateliers « Fais Danser Tes Doigts » et j’espère que mon activité sera bientôt rémunératrice.


(créations artisanales originales faites à partir de collants à l'atelier Povera Slowdesign)

(ateliers Fais Danser Tes Doigts et kits DIY, 2019-2022)


ENTRE 2019 & 2021, POVERA SLOWDESIGN DÉVELOPPE LE SLOWTEX


A cette époque, je découpe à la main les collants... Il faut 30-40 minutes et beaucoup de précision pour obtenir une vingtaine de mètres de rubans (de collants) à partir d’une « jambe de collant ». J’aime et je crois dans mon travail artisanal (cf : transformation des collants en accessoires et principalement en bijoux ) mais il ne me permet pas de traiter toute la matière première (les collants) que je réussis à collecter (500 collants / mois en moyenne).


(découpe d'un collant polyamide à la main -avant la création de la machine à découper les collants-)


Je réfléchis alors à une méthode de transformation des collants à plus grande échelle avec l’idée de mécaniser le processus de découpe des collants en rubans (faire du Slowtex est toujours dans un coin de ma tête).


C’est ainsi, qu’en 2019, je commence à arpenter les fablabs, à y rencontrer différents makers dans l’espoir de trouver des personnes qui sauraient m’aider à fabriquer une machine à découper les collants en rubans (sur le modèle de la machine qui permet d’éplucher les pommes).


(photos du développement de la machine à découper les collants : de la Version1 en 2019 à la Version5 en 2021)


4 makers (Jean-François, Émilie, Alexis et Maud) se succèdent et produisent 5 versions de machines (seul le dernier, et actuel, prototype permet de découper véritablement les collants). L’idée de faire une machine « épluche collants » paraît simple mais lorsque l’on sait que le collant à travailler est souple, élastique et non standard dans sa taille et sa matière, la machine pour le découper n’est pas si facile à réaliser (de surcroît avec des moyens financiers limités).


Il y a eu entre autres des problèmes de stabilité de la machine, d’outil adéquat pour obtenir une découpe régulière des collants, de motorisation de la machine, de stabilité de la lame de découpe, de maintien du collant en cours de découpe, de bobinage du ruban de façon industrielle (merci Les 3 Tricoteurs de me donner accès à votre bobinoir)… Subsistent encore quelques problèmes dont celui du bobinage du ruban découpé par la machine : je le bobine à la main après découpe par la machine, il faut une minute à peine et beaucoup moins de fatigue que la découpe entière à la main des collants du début. Maud est en train de réfléchir à une solution pendant qu’Alexis réfléchit à l’amélioration du maintien du collant pendant la découpe, la machine V.6 est en cours de développement !


(vidéo de la machine V.5 en fonctionnement, 2022)


En même temps que les versions de machines et mes rencontres de makers se succèdent, avec mes échantillons de tissage faits à Lyon, je démarre ma recherche d’une entreprise de tissage, ouverte d’esprit et curieuse, afin de fabriquer en industrie un tissu à partir des collants : le (futur) Slowtex. Je rencontre, appelle et écris à une trentaine de tisseurs en France et en Belgique pour leur parler de mon projet. Peu répondent (malgré mes relances) et parmi les retours que j’ai un seul a été enthousiasmé et partant pour m’aider à réaliser mon idée : Max Arnaud d’Alina Textiles.


Je l’ai eu au téléphone, très vite il m’a dit qu’il voulait voir et tester sur ses métiers à tisser mon ruban de collants. J’ai réservé un train pour Romans-sur-Isère, où se trouve l’entreprise, pour la semaine suivante. Il m’a chaleureusement accueillie et fait visiter son entreprise. J’ai été heureuse de constater que nous partagions des visions similaires du domaine textile et je lui ai laissé quelques rubans pour qu’il essaie de les tisser. Quelques petites semaines après mon retour à Paris, j’ai reçu le premier échantillon de Slowtex fait sur un métier à tisser industriel dans ma boîte aux lettres, ce fut un moment émouvant !


(échantillon de Slowtex fait sur un métier industriel)


Après différents échanges avec le tisseur Alina Textiles et Alexis pour la fabrication de l’actuelle machine (un bricoleur hors-pair très astucieux et déterminé, il a réalisé les versions V.3, V.4 et V.5 de la machine ; merci encore !), j’ai réfléchi et noté le budget dont j’avais besoin pour poursuivre, j’ai alors senti que c’était le bon moment pour lancer une campagne de crowdfunding pour financer et faire connaître le projet (et créer le tissu ci-dessous à grande échelle) !


(échantillon de Slowtex)


Début 2020, il y a bien sûr la parenthèse Covid-19, synonyme de la couture de près de 1500 masques dans mon studio-atelier parisien et l’animation d’une dizaine d’ateliers créatifs, zéro déchet et upcycling en visio. Un contexte particulier mais une période heureuse et dynamique pour moi où l’on me fait sentir régulièrement que je suis utile (ce qui n’était pas aussi souvent le cas avant et après cette période).


(carton avec les 1000 masques cousu pour la ville de Paris, machine à coudre avec vue sur le 15ème arrondissement parisien et ateliers visio pour créer des éponges tawashi, des élastiques à cheveux ou des masques en tissu, 2020)


Courant 2020, je commence à pouvoir me rémunérer (autour de 800 euros / mois, à Paris c’est juste mais je suis tout même fière de gagner moi-même cet argent grâce à un travail engagé) ! Fin 2020, c’est la campagne de crowdfunding « Le Slowtex, premier tissu fait à partir de collants ! ».


Comme toute campagne de ce type, elle commence avec une bonne préparation via la prise de renseignements auprès de personnes ayant fait des campagnes de crowdfunding (merci Sunny Care & Craft’n Sound pour les conseils), la mise en place du planning des 3 prochains mois, le scénario et le tournage de la vidéo avec mon soutien de tous les jours Corentin (c’est aussi avec lui que je trouve le nom du Slowtex), la création et la rencontre de mon équipe d’ambassadeurs de la campagne (merci encore à vous tous, famille et ami.e.s!!), la rédaction et la mise en page sur la plateforme KissKissBankBank, la création de fichiers de contact (pro, perso, presse)…


(campagne de financement participative sur KissKissBankBank : le Slowtex, premier tissu fait à partir de collants, automne 2020)


J’espérais que cette campagne réussisse mais je ne m’attendais pas aux 214 contributions, aux 11 017 € collectés, à la dizaine d’articles et d’interviews pour Respire, Ouest France, Télérama, Positiv R, Système D..., aux passages télé sur France 2 et France 3 Nord et à la radio sur France Bleu !


(Interview parue dans Le Parisien, numéro 23706 du mercredi 18 novembre 2020)

Lors de cette période intense et joyeuse où j’ai eu l’impression de ne faire que communiquer sur les réseaux sociaux, par message et oralement en plus de suivre très souvent le compteur de la collecte des financements, je me rappelle d’une heureuse pause qu’a été celle de pouvoir me rendre à plus d’un kilomètre de chez moi (nous étions à ce moment confinés et limités dans nos trajets) le mardi 10 Novembre pour une interview diffusée en décembre dans l’émission Télématin. Je me souviens de cette marche matinale dans Paris, plutôt calme, et la traversée de la Seine par le pont Mirabeau sous un joli soleil automnal ; un bonheur simple dans mon quotidien en ébullition.


Peu de temps après cette parenthèse, me vient en mémoire la séance photo surprenante (et drôle a posteriori) pour Télérama, chez moi, où le photographe voulait faire un portrait de moi avec un collant sur ma tête tel un bandit-cambrioleur… J’ai véritablement dû négocier pour lui dire que cette idée n’était pas à mon avantage et (surtout) sans lien avec mon projet ;)

(extrait du numéro 3702-3703 nommé Réparer de Télérama, décembre 2020 - janvier 2021)


La campagne finie, un autre moment intense a pris le relai : celui de la production dans mon (petit) studio-atelier. Je voulais que les contreparties soient livrées ou prêtes à être retirées pour Noël. J’ai beaucoup apprécié de recevoir certains contributeurs chez moi et discuter avec eux (plus c’était proche de la date de mon déménagement vers Lille et plus ces rencontres se tenaient au milieu des cartons).

D’ailleurs, il me reste encore quelques contreparties (éponges, masques et élastiques). Vous pouvez venir quand vous le souhaitez les récupérer au nouvel atelier Povera de La Madeleine (près de Lille).

La fin de l’année 2020 a aussi rimé avec stress et frayeur avec la réception d’un courrier de la part du cabinet d’avocats de l’enseigne Carrefour (et sa marque TEX) qui n’appréciait pas le nom du Slowtex… je passe les détails des appels et des mails à des avocats (pour comprendre les enjeux de ce type d’affaire), des contacts avec l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle où j’ai déposé le nom Slowtex), des mails et des courriers échangés avec les représentants de Carrefour... Finalement, j’ai dû ajouter des spécificités à l’utilisation du Slowtex dans mon dépôt à l’INPI afin de ne pas risquer de perdre une procédure juridique (et son coût important pour moi)dont me menaçait Carrefour.

Après avoir réglé cette affaire, j’ai pu pleinement profiter du grand changement dans le projet et dans ma vie qu’était le déménagement de Paris à Lille en Février 2021 pour avoir plus d’espace, plus de calme et un environnement plus serein.

Je suis allée régulièrement dans l’atelier d’Alexis, près de Lille, afin de fabriquer une version toujours plus performante de la fameuse machine à découper les collants en rubans. Plusieurs fois au cours de l’année 2021 j’ai cru que c’était bon et que j’allais pouvoir repartir à mon atelier avec la machine (la V.3, la V.4 et un peu la V.5 avant réglages) et une particularité technique survenait et rendait inutilisable la machine… il fallait qu’Alexis prenne le temps de corriger cela et continue d’innover.

Il a fallu quasiment toute l’année 2021 pour fabriquer un prototype utilisable, la machine (V.5), arrivée comme un cadeau de Noël fin décembre (retrouvez les photos du développement des machines, de la V.1 à la V.5 plus haut dans un diaporama photos).


(photos de découpe par Hélène Verhelle d'un collant beige avec la machine V.5, été 2022, prises de vues par le service communication de la ville de La Madeleine lors de la préparation d'une interview pour le magazine municipal)

Pendant ce développement de la machine (qui continue car en écrivant ces lignes la machine a un dysfonctionnement et ne peut plus s’activer) j’ai développé mon réseau dans la métropole lilloise et adapté régulièrement mon système de vente et les animations d’ateliers (le cœur de mes activités avec Povera actuellement) dans la drôle de période dite post-Covid avec ses aléas, ses reports et ses annulations d’événements.

« Doucement mais sûrement » a donc été ma formule pour l’aventure du Slowtex en 2021. Elle accompagne fort bien mes aspirations et ambitions (slow) que je formule par : « Transformer l’Ordinaire, Regarder Autrement ».

Depuis le début de l'année 2022, une bonne partie de mon temps est consacrée à l’expérimentation de la machine (V.5) à découper les collants. Je commence à la comprendre et j’ai bobiné 74 cônes, ce qui correspond à un peu plus de 800 collants transformés en 7 400 mètres de rubans, soit un peu plus de 7 kilomètres !!


(photos des premières bobines de collants)

Dans un futur proche, il me reste à créer 336 autres bobines soit près de 500 heures de travail, 33km de rubans et 3700 collants à transformer. Les bobines seront confiées à l'entreprise de tissage partenaire du projet, Alina Textiles, qui donnera vie aux premiers mètres de Slowtex en 2023 !

Dans un futur (que j’espère) proche, il va y avoir le développement d’une machine automatisée de découpe des collants en rubans pour être mis en bobines (sur le modèle de la V.5 mais plus performante et autonome). J’y travaille activement avec la mise en place du cahier des charges et le prévisionnel du coût pour cette phase de Recherches & Développement, la recherche de financement, des participations à des concours délivrant des bourses et des rencontres de potentiels partenaires.

La recherche de financement étant difficile pour le moment, je garde comme option une deuxième campagne de financement participative afin de financer la machine industrielle (je vous tiens au courant si je la mets en place).


(Hélène Verhelle présentant un collant et sa transformation en une bobine de rubans de collants, découpés grâce à la machine V.5 en arrière plan)

En parallèle, je démarre des discussions afin de confier la partie collecte des collants à une structure spécialisée dans le tri et le nettoyage textile d’ici quelques temps. Et puis, bien sûr, je rêve (en dessins et simulations) aux vestes, manteaux, chaussons, brassières, jupes, coussins, tapis, pantalons, pantoufles, sacs, pochettes… qui seront bientôt en Slowtex !


Enfin, je voulais aussi une nouvelle fois dire Mille MERCI à Christophe, Élise, Florence, Godefroy, Pauline, Nina, Anne-Hélène, Nini, Martial, Diane, Catherine, Jean-François, Camille, Suzanne, Maxime, Suki, Valentine, Victoria, Lucie, Mahdi, Léa, Alexandre, Valentin, Typhaine, Tiphaine, Françoise, Claire, Maëva, Vanessa, Lise, Juliette, Maria, Odile, Sophie, Frédérique, Albane, Léa, Corentin, Valentine, Vincent, Murielle, Bérénice, Aurélia, Elodie, Aurélie, Emma, Eugénie, Vincent, Olivier, Nicolas, Mawie, Estelle, Jacky, Krista, Katell, Sylvain, Arthur, Marie, Thibault, Fanny, Hobby, Karine, Selina, Elise, Sarah, Ixaloa, Aurore, Prune, Iris, Aurore, Letizia, Justine, Yasmine, Frédéric, Cédric, Alisson, Alex, Nicolas, Social 3.0, Eva, Aude, Catherine, Jean, Clarisse, Clémence, Pauline, Lauriane, Eva, Selma, Anne-Charlotte, Anne-Cécile, Béatrice, Lucien, Dany, Corinne, Véronique, Sandie, Laure, Annie, Hélène, Juliette, Noé, Marie, Alexandra, Clara, Julie, William, Victoria, Zoé, Marie-Andrée, Oriane, Priscille, Théo, Jules, Anne-Claire, Françoise, Jean-Christophe, Amel, Florian, Laure, Benoît, Stéphane, Solène, Marie, Hélène, Pauline, Flavio, Cécile, Flora, Elodie, Barbara, Anne, Tristan, Simon, John, Yoann, Catherine, Isabelle, Quentin, Elsa, Isabelle, Lou, Dunni, Anaïs, Léna, Marie-Agnès, Bernard, Maud, Benoît, Sogol, Laurence, Alexandre, Laura, Louise, Virginie, Chantale, Anièce, Caroline, Catherine, Fanny, Jean-Paul, Amélie, Marieke, Emilie, Brigitte, Kathleen, Claire, Godefroy, Va, Sophie, Clara, Mylène, Léna, Tiphaine, Elis, Carole, Di, Amaury, Corinne, Benoît, Maëlle, Juliette, Sarah, Linh, Patricia, Justine, Eloise, Arielle, Pauline, Nath, Charlotte, Aurélie, Pauline, Aurélie, Charlotte, Lola, Lucie, Guillaume, Natacha, Anne, Clarisse, Sock Ying, Guillaume et Aymen de croire dans mon projet et d’y avoir contribué !



Cela fait très plaisir de savoir que mes convictions et mes valeurs sont partagées (surtout dans les périodes de doutes, inhérentes à l’entreprenariat).

Je retourne dompter la machine à découper les collants en rubans, préparer mes prochains ateliers Fais Danser Tes Doigts et événements d’Octobre, réfléchir aux prochaines créations et concevoir la suite ;)

A très bientôt,

Hélène

PS : cela fait du bien de regarder en arrière (parfois) et de se rendre compte que la source et les réflexions qui nous animent sont toujours là ;)

PS : et dans toutes ces lignes, je n’ai pas parlé de mon activité d’illustrations et de dessins dont je me sers pour communiquer mon projet, ce sera pour le prochain article... D’ici là, vous pouvez voir mes dessins ici et mes illustrations là.


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